En
Belgique, plus d’un enfant/jeune sur six (16%)* vit
dans une famille pauvre.
16%
des enfants et des jeunes belges grandissent dans une famille
contrainte quotidiennement à faire des choix inadmissibles : «
j’achète les livres scolaires de mes enfants ou d’abord mes
médicaments? »
Tout simplement inacceptable dans un pays riche!
Le bien-être des enfants
et des jeunes, leur possibilité de se projeter positivement dans
la vie, dépendent fortement des conditions de vie familiales
dans lequelles ils grandissent. C’est pourquoi se battre avec
les familles pour que la société organise une répartition
équitable de l’accès et de l’usage des richesses matérielles,
immatérielles et naturelles constitue le coeur de nos
revendications. Il n’y a pas de fatalité, c’est la seule
solution pour ne pas laisser s’installer une pauvreté durable,
c’est la seule façon de rompre le cercle vicieux de la pauvreté
générationnelle.
REVENDICATION 1 : HAUT LES BAS REVENUS !
Inadmissible qu’un revenu trop bas oblige les
familles à concentrer la plupart de leur temps et énergie à
gérer la survie, à chercher des solutions pour leurs situations
difficiles dans lesquelles elles se retrouvent, limitant ainsi
les perspectives d’avenir. Chaque famille doit pouvoir disposer
d’un revenu adéquat qui leur assure une vie digne.
REVENDICATION 2 : ACCES AUX SERVICES DE QUALITE !
Beaucoup d’enfants et de jeunes issus de
familles pauvres sont confrontés à la privation d’accès aux
services nécessaires au développement, au bien-être et la
sérénité. Une alimentation saine, un logement de qualité et
l’accès à l’énergie, les soins de santé, l’accès à
l’enseignement adéquat et à la mobilité, … constituent les
conditions de base d’une vie décente pour lesquelles les
familles ne devraient plus se battre. Aux difficultés
financières, s’ajoute le problème de la discrimination. Ces
enfants subissent une double discrimination, vivant la pauvreté
et la privation dans la famille, et devant subir les
conséquences de cette pauvreté dans la société. Cette violence
quotidienne se traduit notamment par un contrôle et des charges
administratives croissantes. Ces rejets, affronts et
justifications au quotidien n’ont de cesse de dégrader la
confiance que les jeunes et les familles pauvres ont en eux et
entravent davantage encore l’accès aux services.
REVENDICATION 3 : ACCÈS AU MARCHÉ DU TRAVAIL !
L’emploi reste un levier essentiel pour sortir de la pauvreté s’il offre certaines garanties: l’offre d’emploi doit être réaliste et adaptée, du soutien doit être possible dans un climat sécurisant, le contrat doit être durable et le revenu correct. Les jeunes sont particulièrement fragiles face à l’emploi aujourd’hui: ils ont presque trois fois plus de risque d'être chômeurs.** En mars 2011, 20.7% des jeunes en Belgique sont au chômage.*** Les jeunes ne peuvent payer la note. Personne ne peut se résoudre à parler de « génération sacrifiée » sur l’autel de la crise et/ou du système capitaliste.
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*
Entre 0 – 24 ans
** Par rapport au taux général de chômage de la population
active
***http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&init=1&language=en&pcode=teilm020&plugin=1
Partenaires qui soutiennent cette action et le texte de campagne:

Veuillez trouver ici de plus amples informations et détails au sujet des trois revendications, mentionnées dans le texte de campagne du 16 octobre. Ce texte de campagne a été élaboré par BAPN et ses réseaux régionaux de lutte contre la pauvreté.